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Le Collectif des Agents Licenciés de la Caisse des Dépôts et Consignations/Groupe (Cal/Cdc-Groupe) prend la parole pour dénoncer ce qu’il considère comme des licenciements abusifs. En réaction au récent communiqué de la Direction générale de la Cdc-Habitat, les anciens salariés tiennent à rétablir leur vérité et dénoncent une tentative de manipulation de l’opinion publique. Dès le départ, le ton est clair : le collectif s’insurge contre les «allégations distillées» dans ce communiqué, qu’il perçoit comme une tentative d’induire en erreur. Selon eux, ces licenciements ne reposent sur aucune justification légale, mais sur des motivations «subjectives et politiques», en totale contradiction avec les dispositions du Code du travail.

L’un des points les plus contestés est l’absence de négociations réelles. Contrairement aux exigences légales qui encadrent la rupture d’un contrat à durée indéterminée, les membres du collectif assurent qu’aucune discussion équitable n’a eu lieu. «Il n’a jamais été question de négociations à l’amiable», affirment-ils, dénonçant un protocole imposé sans possibilité de contre-proposition, de dialogue ou de recours à un tiers. Mais au-delà des irrégularités juridiques, c’est surtout la brutalité des méthodes employées qui choque. Le collectif met en lumière une déclaration menaçante attribuée à un dirigeant de la CDC-Habitat : «Vous avez deux options : soit vous signez, vous prenez le chèque et vous partez, soit vous refusez de signer, mais vous serez immédiatement licencié avec interdiction d’accès aux locaux.»

Encore plus troublant, le communiqué révèle que certains employés en congé de maternité ont été convoqués et licenciés le jour même. Une décision qui, selon les membres du collectif, illustre un « manque total d’humanité et d’empathie » de la part des dirigeants. Face à cette situation, le Cal/Cdc-Groupe a officiellement saisi l’Inspection du travail et de la sécurité sociale pour signaler ces procédures jugées illégales. Résolus à obtenir réparation, les ex-employés annoncent leur intention de porter l’affaire devant la justice. Reste à voir comment évoluera ce bras de fer.

Aïssatou TALL

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