Alors que Getran est sous le coup d’un redressement judiciaire, les employés sont dans le désarroi total. Ces derniers n’ont pas raté la direction générale et le syndic désigné par le tribunal.
Les emplois de la société Getran sont dans le dur.
«Nous sommes des em‐ ployés de la société Getran Sa, créée par Monsieur Mar Thiam et dirigée actuellement par son fils, monsieur Fallahiam. Depuis quelques années, nous vivons une situa‐ tion très difficile, car la société nous doit des arriérés de sa‐ laire. Actuellement nous sommes à onze (11) mois d’arriéré de salaire, et en plus la société ne verse pas nos cotisations sociales (Ipres et Css). Malgré, cette situation très difficile que nous vivons, nous avons opté pour la négociation avec la direction », ont indiqué les employés dans un communiqué.
Ainsi, «nous avons tenu plusieurs réunions avec la direction, et elle avait promis de nous solder nos arriérés de salaires, mais jusqu’à présent rien n’a été fait, alors qu’ellenavait plusieurs fois l’occasionn de le faire, car elle avait de l’agent. Pire, la direction, si elle devait nous payer un mois d’avance sur les arriérés de sa‐ laire, elle défalquait sur ce salaire, pour motif que l’employé était absent. Les employés qui réclamaient leur droit sont sanctionnés par une mutation ou par une mise à l’égard car il n’y a pas de syn‐ dicat », poursuit le communiqué qui ajoute : «En avril 2023, le tribunal de commerce de Dakar a ordonné l’ouverture de redressement judiciaire de la société Getran Sa et désigné Monsieur Saliou Dièye du cabinet fiddex es qualité de syndic.
Par courrier du 13 novembre 2023, nous avons informé le syndic de notre situation, après avoir constaté qu’ilnn’avait pas mentionné la créance des employés dans son rapport. A notre grande surprise, nous avons appris que le syndic est en train de solder certains créanciers de Getran Sa ».
Les employés d’ajouter : «Nous lui avions envoyé un courriel le 28 mai 2024, pour lui rappeler les dispositions de l’article 95 de l’acte uniforme portant organisation des procédures collectives d’apurement du passif qui place lesnsalariés à la position de créanciers super‐privilégiés. Nous avons saisi le président du tribunal de commerce pour dénoncer le comportementnsyndic. C’est ainsi que le syndic nous a convié à une réunion le 08 octobre 2024 dans ses locaux pour discuter de nos arriérés de salaire. Il avait pris l’engagement de solder les arriérés de salaire dans les plus brefs délais. Mais nous constatons avec beaucoup de regret que le syndic, n’a pas respecté
ses engagements ».
Les employés de regretter : «Nous constatons que le syndic ne nous accorde aucune considération depuis le débutbde l’ouverture de redressement judiciaire de Getran Sa, alors que nous sommes des créanciers super‐privilégiés. C’est dans les médias que nous avons été informé que le redressement judiciaire de Getran Sa a été acte le 07 mars 2025 sans la présence des représentants du personnel.
Nous avons demandé un ren‐ dez‐vous et adressé un cour‐ rier daté le 12 mars 2025 au syndic pour le paiement de nos arriérés de salaire au plus
tard le 17 mars 2025, pour que nous puisons passer convena‐ ble le ramadan et la korité.
Mais le syndic n’a donné aucune suite à nos demandes.
Nous avons passé le ramadannet la korité sans salaire, ce qui confirme le mépris du syndic envers le personnel. Actuellement nous vivons une situation très difficile (expulsion de nos domiciles par nos bail‐ leurs, difficultés pour se nourrir, payer la scolarisation de nos enfants, manque de moyens pour se soigner etc». Aussi les employés réclament le paiement de leurs de arrié‐ rés de salaire «dans les plus brefs délais ». D’ailleurs, ils annoncent avoir saisi un avocat pour défendre leurs intérêts, quid à dénoncer le concordat devant la juridiction compétente.
Ndèye Khady Ndiaye, Libération

