Logo2samedia Corp

Le patron de Locafrique va encore rester en prison. La Chambre d’accusation du pôle judiciaire financier a confirmé, hier, la décision du juge d’instruction de maintenir Khadim Ba en détention. Après le rejet, par le juge d’instruction de la demande de main levée introduite par les avocats de l’homme d’affaires. Une décision de la Chambre d’accusation qui fait grincer des dents du côté de la défense. «Je suis très déçu par ce qui vient de se passer. Notre demande avait été déclarée irrecevable et nous avions interjeté appel. Aujourd’hui, la Chambre d’accusation vient de confirmer cette décision», a souligné Me Djiby Diallo.

D’après les Conseil du patron de Locafrique, le placement sous mandat de dépôt d’un directeur de société ou un chef d’entreprise dans ce type d’affaire n’est pas juridiquement nécessaire. Pour étayer ses arguments, Me Diallo invoque les dispositions du Code des douanes qui, selon lui, « énumère limitativement les personnes susceptibles d’être poursuivies pour certaines infractions ». Ce qui lui fait dire que la détention préventive de son client est juridiquement infondée. « Les droits d’importations qu’on nous réclame ont été payés par la Société africaine de raffinage (Sar), Total et Toubagaz, Khadim Ba n’est pas importateur dans ce dossier », a-t-il précisé.

A cet effet, Me Diallo soutient que le maintien en détention de son client est une « commande politique » qui porte les empreintes du nouveau qui pense que Khadim Ba serait « le prête-nom de l’ancien président Macky Sall ». « Cette affaire est à mon avis une commande politique. Il n’a jamais fait de politique et n’est le prête-nom de personne. Au contraire, l’État du Sénégal lui doit de l’argent à la suite d’un différend sur ses parts à la SAR », a-t-il dit. «Nous allons démontrer que le procès-verbal de la douane est faux», a conclu Me Djiby Diallo.

editor

    Related Articles