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Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a invité les citoyens « à s’abstenir de poser un quelconque acte de nature à fragiliser notre institution judiciaire ». Il a lancé cet appel samedi dernier lors de l’Assemblée générale de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums).

Ces dernières années, le système judiciaire sénégalais a souffert et souffre encore d’une perception défavorable auprès de certains citoyens. Présidant samedi dernier l’Assemblée générale de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a relevé que les critiques formulées contre l’institution judiciaire « souvent excessives et dépourvues d’objectivité » ne s’accommodent point d’une démocratie en construction et de l’instauration d’un climat des affaires propices à l’émergence. Pour le ministre de la Justice, « on doit se garder de confondre critiques et discrédit », rappelant que l’activité du magistrat, comme toute activité humaine, n’est pas une œuvre parfaite et ne saurait échapper aux critiques. Il a, à cet effet, profité de l’occasion pour inviter les citoyens d’ici et d’ailleurs « à s’abstenir de poser un quelconque acte de nature à fragiliser notre institution judiciaire ».

La justice, a insisté le garde des sceaux, représente un des piliers fondamentaux de l’État qui a besoin d’institutions fortes pour prétendre à une postérité durable. Le ministre a, dans son discours, félicité le président sortant et son équipe. « Votre mandat n’a pas été un long fleuve tranquille, mais vous avez su avec beaucoup de flegme et de délicatesse, recadrer les uns et les autres quand il le fallait ».

Par ailleurs, le ministre a fait part des efforts que l’État est en train de consentir pour une bonne administration de la justice. Il a indiqué qu’avec des contraintes budgétaires auxquelles le pays est confronté, le Centre de formation judiciaire (Cfj) a été autorisé à procéder à un recrutement d’auditeurs de justice pour le même quota que pour les années précédentes.

Dématérialiser la Justice

Dans cette perspective, il a annoncé que les capacités d’accueil du Cfj seraient sensiblement améliorées avec la construction de l’Institut de formation des magistrats et autres professionnels du droit sur une assiette foncière de 6 ha à Sebi-Ponty. Dans le même sillage, le ministre a souligné que des crédits « assez consistants » sont prévus pour l’équipement des juridictions. Il a rassuré que les procédures de passation des marchés sont très avancées et les équipements commandés devaient être disponibles avant la fin de l’année. Le Garde des Sceaux a aussi précisé que pour la première fois, le secteur de la justice bénéficie d’un financement de 750 millions de FCfa pour dérouler un projet de dématérialisation sur une période de 5 ans.

Aliou DIOUF

editor

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