Logo2samedia Corp

Après cinq longues années de rebondissements judiciaires, l’affrontement entre deux figures du monde des affaires, Cheikh Amar et Samuel Sarr, entre dans une phase décisive. D’après les révélations du quotidien L’Observateur, les deux hommes se retrouvent ce jeudi en audience spéciale devant le Tribunal de grande instance de Dakar pour trancher un litige financier de 2 milliards de FCFA aux contours toujours flous.
 
 
Une transaction au cœur du mystère
 
Au centre de cette bataille judiciaire : une somme colossale de 2 milliards de FCFA remise en 2014. Selon L’Observateur, Cheikh Amar, patron de la société Tse, affirme avoir versé cet argent à Samuel Sarr, à la suite d’une sollicitation présentée comme une aide destinée à Abdoulaye Wade, alors en difficulté financière après la perte du pouvoir du Parti démocratique sénégalais (PDS).
 
Mais c’est précisément là que les versions divergent.
 
 
Deux récits, une vérité insaisissable
 
Pour Cheikh Amar, les fonds n’auraient jamais atteint leur destination finale. Convaincu d’avoir été floué, il engage des poursuites pénales en 2021 pour récupérer son argent.
 
De son côté, Samuel Sarr rejette catégoriquement ces accusations. Sa ligne de défense, relayée par L’Observateur, est tout autre : selon lui, ces 2 milliards constitueraient en réalité un acompte sur une dette bien plus importante — estimée à 7 milliards de FCFA — que Cheikh Amar aurait contractée auprès de son mentor, Abdoulaye Wade.
 
Pour appuyer ses dires, l’ancien ministre affirme avoir redistribué ces fonds à plusieurs personnalités religieuses, politiques et médiatiques, sur instruction de l’ex-président.
 
 
 Une bataille judiciaire sans fin
 
Depuis, l’affaire s’enlise dans un véritable marathon judiciaire. Enquêtes, inculpations, contrôles judiciaires, renvois successifs… le dossier a connu de multiples rebondissements.
 
Toujours selon L’Observateur, Samuel Sarr a été inculpé pour abus de confiance avant d’être placé sous contrôle judiciaire, puis remis en liberté provisoire. Dans une contre-offensive, il a également porté plainte contre Cheikh Amar pour tentative d’extorsion de fonds, faux et usage de faux, ainsi que dénonciation calomnieuse.
 
 
L’heure de vérité ?
 
Ce jeudi 30 avril 2026, l’affaire est de nouveau appelée en audience spéciale devant le Tribunal correctionnel de Dakar. Une étape cruciale qui pourrait enfin permettre d’entrer dans le fond du dossier… ou prolonger encore l’incertitude.
 
Car derrière ce litige financier se cache un enchevêtrement complexe de relations politiques, d’intérêts économiques et d’influences.

editor

    Related Articles