C’est une nouvelle comparution devant les tribunaux sud-africains, ce lundi 11 mai, à Pretoria, pour Kemi Seba. L’influenceur anti-occidental, sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par son pays, le Bénin, avait été arrêté avec son fils et un troisième suspect, début avril. Lors de cette audience, les demandes de remise en liberté sous caution ont continué à être examinées, avec les réponses apportées par la défense, face aux arguments du parquet qui réclame un maintien en détention. La décision ne sera rendue que le 19 mai.
Dans la salle surchauffée du tribunal, la procureure a pu terminer l’exposé des preuves et expliquer pourquoi une remise en liberté sous caution n’est pas envisageable, selon elle.
D’après les éléments recueillis par la police, Kemi Seba et son fils, aidés par le leader d’un groupe identitaire Afrikaner, prévoyaient de franchir illégalement la frontière avec le Zimbabwe, puis d’y être exfiltrés, par avion, dans l’optique d’aller commettre des « attaques terroristes » en Europe.
Prenant en compte cette première tentative de quitter illégalement le territoire et les risques d’« atteinte à la sûreté publique » ou d’intimidation de témoins, le parquet s’est opposé à toute libération sous caution.
Des accusations complètement « sensationnalistes » qui ne « reposent sur aucune base », dénonce Kemi Seba dans sa déclaration sous serment, lue par son avocat.
Il a par ailleurs précisé que si lui et son fils étaient remis en liberté, l’ambassade du Niger s’engageait à leur fournir un logement en Afrique du Sud.
Les deux hommes ont, en outre, déposé sur place une demande d’asile, le 28 avril dernier, affirmant que leur vie serait en danger s’ils étaient renvoyés vers le Bénin.
Dans sa déclaration sous serment, Kemi Seba a également déclaré ne pas avoir remis les pieds au Bénin depuis mai 2024.
RFI

