Une importante saisie de matériel explosif a été réalisée dans la nuit du 16 au 17 mai 2026 au poste de surveillance de Diyabougou, à la frontière sénégalo-malienne. L’opération, menée par les éléments de la Police aux frontières relevant du Commissariat Spécial de Kidira, illustre l’intensification des contrôles face au trafic de produits prohibés dans cette zone sensible.
C’est à partir de 3h30 du matin que les agents ont intercepté un chargement de deux sacs contenant chacun dix sachets, soit au total 660 bâtons d’explosifs, apprend-on dans un communiqué de la Police de ce 18 mai 2026. Le convoyeur transportait également quatre rouleaux de cordon détonant de 250 mètres chacun, représentant un linéaire total de 1 000 mètres.
Une fuite spectaculaire vers le Mali
L’individu, de nationalité étrangère, empruntait ce que les autorités décrivent comme « une voie de contournement non officielle, particulièrement propice au trafic de piétons et de motocyclistes en cette période de l’année ». Sentant la présence des policiers, il a abandonné sur place sa moto de marque « Vainqueur », couleur bleue, ainsi que ses chaussures et l’ensemble de la marchandise, avant de traverser un bras du fleuve pour se réfugier en territoire malien.
Le véhicule et les produits saisis ont été consignés au poste de police pour les besoins de l’enquête.
De l’orpaillage clandestin en toile de fond
Les premières investigations pointent vers une destination bien précise : le village de Diyabougou lui-même. Selon les enquêteurs, ce matériel de contrebande « devait servir au dynamitage du sous-sol dans le cadre d’activités d’orpaillage clandestin », un phénomène qui gangrène de plus en plus les zones frontalières de l’est du Sénégal.
O.B.N

