Le nouveau Code du sport a été présenté, jeudi 21 mai, aux acteurs du monde sportif lors d’un panel organisé par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Lors de cette rencontre, les échanges ont porté sur quatre axes : la modernisation de la gouvernance sportive, la professionnalisation et l’économie du sport, le renforcement de la sécurité et de l’éthique ainsi que le sport territorial et l’inclusion. Présidant la rencontre, la ministre de la Jeunesse et des Sports, Khady Diène Gaye, a indiqué que le vote du texte à l’Assemblée nationale constitue « le parachèvement d’un long processus inclusif » engagé depuis plusieurs années avec la participation d’acteurs du mouvement sportif et d’experts. Elle a évoqué les enjeux liés au financement du sport. « Quand il s’agit du sport professionnel, le financement le plus adapté, c’est le financement privé. Quand il s’agit du sport de masse, le financement adapté, c’est le financement public », souligne-t-elle. Intervenant sur la gouvernance sportive, l’ancien ministre des Sports, Mbagnick Ndiaye, renseigne que les premières réflexions engagées autour de la réforme du cadre juridique du sport datent de 2013. « Après 42 ans de Charte du sport, on peut aujourd’hui dire que ce Code est innovant », fait-il noter. Il a salué « l’ingénieuse idée de remettre en place » le processus ayant conduit à l’adoption du texte. « L’État ne peut pas tout faire », indique-t-il.
Pour sa part, Djamil Faye a porté son argumentation sur les enjeux liés à la professionnalisation et à l’organisation du mouvement sportif. Le Conseiller spécial chargé des Sports du Chef de l’État fait noter que le nouveau Code doit permettre de « codifier » le secteur et de « dire qui va faire quoi » afin d’offrir un cadre juridique plus structuré aux acteurs. Selon lui, ce texte doit également encourager les clubs à « monter des projets » et à aller « dans le sens de l’entreprise ». Il indique que le Code apporte un cadre légal plus clair au sport professionnel. Le président de la Fédération sénégalaise de handball a, pour sa part, évoqué les questions liées aux mécanismes d’accompagnement du secteur privé. « Le Code consacre un chapitre sur le financement du sport avec les articles 55 et 56 », indique Seydou Diouf. Selon lui, ces dispositions identifient les acteurs appelés à contribuer au financement du sport et prévoient « un dispositif incitatif » qui doit être précisé par décret.
Marième Fatou DRAMÉ

