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Sans surprise, ce mardi 26 mai, l’ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, a été plébiscité à la tête de l’Assemblée nationale du Sénégal, au cours d’un vote auquel n’a pas  participé  l’opposition parlementaire, qui dénonce  un «braquage» et un «coup d’Etat constitutionnel».  Sur les 133 votants, 132 ont voté «Pour» soit  99,25 %.  

Ce vote intervient 72 heures après le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko, après des mois de désaccords et de tensions avec le  Président Diomaye Faye. Dans la foulée du limogeage, El Malick Ndiaye a écourté un voyage en Egypte, afin de démissionner de son poste de président du parlement, au profit d’Ousmane  Sonko, dont il très proche.

L’origine d’un désaccord avec l’opposition parlementaire

Au moment de son élection à l’Assemblée nationale lors des législatives de novembre 2024, Ousmane Sonko était déjà Premier ministre, fonction incompatible avec celle de député. Or, en choisissant de le rester et de «suspendre» son mandat électif sans jamais l’avoir exercé, l’opposition estime que Ousmane Sonko aurait perdu la possibilité de le récupérer. Cette interprétation de la loi est catégoriquement rejetée par Sonko et ses soutiens, qui estiment que  sa réintégration est légale et conforme à la Constitution et au règlement intérieur de l’Assemblée nationale. 

«Pastef cherche à provoquer une crise institutionnelle majeure en forçant l’installation (de Sonko) au perchoir de l’Assemblée nationale. Un tel acte est illégal», avait écrit Thierno Alassane Sall, député du groupe des non-inscrits.

Charles KOSSONOU

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