Selon Ndiaga Sylla, « faute d’organisation du scrutin dans les délais légaux, les élections territoriales pourraient faire l’objet d’un report de fait ». L’expert électoral estime toutefois qu’une telle situation ne saurait rester sans contrôle juridictionnel. Dans une analyse, il identifie deux voies de droit susceptibles d’être envisagées. La première serait la saisine du Conseil constitutionnel afin d’assurer la sauvegarde de l’effectivité du droit fondamental de suffrage, le respect des garanties du processus électoral ainsi que la périodicité des mandats.
La seconde consisterait à saisir le juge administratif afin de faire constater, sous réserve des règles de compétence et de recevabilité applicables, une éventuelle carence illégale de l’administration électorale dans l’engagement des opérations préparatoires au scrutin.

