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Une nouvelle mise en garde vise la candidature d’Ousmane Sonko aux prochaines échéances présidentielles. Abdourahmane Diouf estime que le leader de Pastef pourrait être écarté des scrutins de 2029 et 2034 s’il ne modifie pas sa conduite.

Le ministre de l’Énergie et du Pétrole est revenu sur l’absence de Sonko à la présidentielle de 2024. Selon lui, cette situation ne s’expliquait pas par un manque de popularité, mais par un « critère moral » que le responsable politique n’aurait pas respecté.

Abdourahmane Diouf a notamment évoqué la condamnation de Sonko dans une affaire de diffamation. Il lui reproche d’avoir tenu des propos calomnieux, qui ont conduit à des poursuites judiciaires, puis à une condamnation.

Une projection sur 2029 et 2034

Le ministre estime que l’affaire Prodac doit servir de leçon à Ousmane Sonko. Il affirme que la répétition de déclarations diffamatoires pourrait provoquer de nouvelles plaintes et compromettre ses candidatures futures.

« S’il continue comme ça, en 2029, il ne sera pas candidat et, en 2034, il ne sera pas candidat tant qu’il continuera à calomnier », a déclaré Abdourahmane Diouf, dont les propos ont été rapportés par senenews.

Cette lecture politique et morale ne correspond pas à certaines analyses juridiques récentes. En décembre 2025, le constitutionnaliste Mounirou Sy avait affirmé qu’en l’état du droit, Ousmane Sonko restait éligible, en considérant que sa condamnation pour diffamation avait été amnistiée parce qu’elle avait été qualifiée de politique. En avril 2026, le ministre de l’Intérieur Bamba Cissé avait également déclaré que la loi d’amnistie avait permis à Sonko de réintégrer le fichier électoral.

Abdourahmane Diouf a précisé que sa déclaration ne constituait ni une menace ni une volonté d’empêcher une candidature. Il a renvoyé la responsabilité d’une éventuelle nouvelle inéligibilité aux personnes qui engageraient des poursuites après avoir été diffamées.

Faty BA

editor

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