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En visite, le samedi 10 octobre, au siège de l’Union des radios associatives et communautaires du Sénégal (Urac), le ministre de la Communication et des Relations avec les institutions, porte-parole du gouvernement, Bacary Sarr, a annoncé que les mécanismes de soutien à la presse, notamment le Fonds d’appui et de développement de la presse (Fadp), seront réexaminés dans le cadre de la révision du Code de la presse. 

La révision du Code de la presse devrait permettre de mieux tenir compte des réalités des différentes catégories de médias au Sénégal. En visite, le samedi 10 octobre 2026, au siège de l’Union des radios associatives et communautaires du Sénégal (Urac), le ministre de la Communication et des Relations avec les institutions, Bacary Sarr, a annoncé que les mécanismes de soutien à la presse, notamment le Fonds d’appui et de développement de la presse (Fadp), feront l’objet d’une révision dans le cadre de ce processus.

« Dans cette réflexion, les préoccupations spécifiques des radios associatives et communautaires devront être pleinement prises en considération », a déclaré le ministre. Il a notamment évoqué leur modèle économique, leur vocation sociale, leur contribution à l’information de proximité et les contraintes auxquelles elles font face. Pour M. Sarr, la viabilité des entreprises de presse constitue une condition essentielle à l’exercice de leur mission. « Nous sommes conscients que le pluralisme médiatique ne peut être pleinement garanti sans des médias capables de fonctionner dans des conditions viables », a-t-il souligné.

Il a ainsi plaidé pour un accompagnement reposant sur un dialogue permanent avec les professionnels et des mécanismes de soutien mieux adaptés à la diversité du paysage médiatique. « Soutenir les médias, c’est aussi investir dans la qualité de l’information, dans la vitalité démocratique et dans la participation des citoyens à la vie nationale », a-t-il ajouté. Cette orientation, a-t-il précisé, doit contribuer à consolider un secteur médiatique professionnel, responsable et économiquement viable. Au-delà des enjeux liés au financement de la presse, le ministre a mis en exergue la place qu’occupe l’Urac dans le paysage médiatique national.

Forte d’un réseau de 140 radios communautaires présentes dans l’ensemble des départements du Sénégal, l’organisation constitue, selon lui, un acteur majeur de la démocratisation de l’accès à l’information. « Une information qui n’atteint pas les populations dans leur diversité est une information qui ne remplit pas pleinement sa mission », a relevé le ministre. Cette exigence d’accessibilité prend tout son sens dans un pays marqué par la diversité des réalités territoriales, linguistiques et sociales.

Toutefois, le ministre a souligné que la consolidation de ce réseau ne pouvait se limiter à l’extension de sa couverture ou à l’amélioration de ses équipements. Elle exige aussi un investissement continu dans la formation, la qualité des contenus, le respect de l’éthique et de la déontologie ainsi que l’adaptation aux mutations technologiques.

La visite a également été l’occasion pour Bacary Sarr de féliciter le président de l’Urac, Talla Dieng, et l’ensemble des membres de l’organisation pour l’acquisition de leur propre siège. Le ministre a salué une réalisation qui témoigne, selon lui, de la capacité de mobilisation de l’Union et de sa volonté de consolider son autonomie institutionnelle. Il a encouragé les responsables à faire de cette infrastructure un véritable outil de développement pour les radios membres.

En saluant le travail accompli par l’Urac, la tutelle a réaffirmé la disponibilité de son département à poursuivre les échanges avec les acteurs du secteur.

Adama NDIAYE

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