Notre vécu, les épreuves traversées et les trahisons subies doivent nous amener à une profonde remise en question de nos pratiques et de notre mode de fonctionnement. On ne peut prétendre construire un parti fort, crédible et durable tout en reproduisant les mêmes erreurs, en marginalisant ceux qui se battent sur le terrain et en oubliant les militants qui ont porté le combat dans les moments difficiles.
Nous sommes tous d’accord sur un principe fondamental : l’engagement politique doit avant tout être un don de soi pour la patrie, et non une course aux postes ou aux privilèges. Mais reconnaître ce principe ne doit pas nous empêcher de faire confiance à celles et ceux qui s’investissent, de valoriser leurs compétences et de leur donner les moyens de contribuer pleinement au projet collectif.
Un parti politique trouve sa véritable force dans ses responsables de terrain, ses militants engagés, ses compétences et sa capacité à renouveler ses cadres et non dans le lobbying.
Il est donc temps de replacer le mérite, la loyauté, l’engagement et le travail militant au cœur. Valoriser les responsables et les militants, leur donner des responsabilités, renforcer leurs capacités et accompagner leur progression doivent devenir des priorités concrètes.
Les trahisons doivent nous servir de leçons et les déceptions doivent nous pousser à revoir nos méthodes. L’avenir d’un parti ne se construit ni sur l’oubli de ses militants ni sur la concentration des responsabilités entre quelques mains, mais sur la confiance, la reconnaissance et la promotion de celles et ceux qui font vivre le projet politique au quotidien.
Tirons les leçons du passé pour consolider notre unité car il est temps à ce que l’on ne serve plus d’échelle d’ascension.

