L’audition d’Abdou Karim Fofana, ancien directeur général de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’État (AGPBE), devant la commission d’enquête parlementaire sur les cessions d’immeubles du patrimoine bâti, a été marquée par un échange tendu sur le régime d’approbation des baux. L’ancien ministre a d’abord fait remarquer que la même question lui était posée pour la quatrième fois. Dans la salle, des voix ont demandé qu’on s’en tienne à la question posée et qu’on évite les cours sur les baux, tandis que l’ancien DG estimait qu’une confusion devait être levée.
Sur le fond, il a distingué deux périodes. D’un côté, les baux signés avant la création de l’agence, sous l’ancienne Direction générale du patrimoine bâti. De l’autre, ceux conclus par l’AGPBE depuis le décret de 2013 qui l’a instituée. Il a mis en garde contre toute confusion entre ces périodes, évoquant aussi une date de décembre 2018 liée à un décret d’approbation. Selon lui, les baux signés par l’agence n’ont pas à être approuvés par décret, car ils l’ont été sous l’empire du décret de 2013, qui l’autorise à mener toutes les opérations nécessaires à la mise en œuvre de la politique d’acquisition et d’aliénation du patrimoine bâti. Il a ajouté que l’institution a toujours mis à disposition des locaux commerciaux et des villas par voie de bail.
L’échange s’est ensuite crispé. Abdou Karim Fofana a reproché au président de la commission de commenter ses réponses et de chercher à l’amener vers une réponse précise, en lui rappelant qu’il n’était pas le juge. Il a affirmé ne pas avoir cherché à « tirer la couverture » et a souligné qu’il n’avait pas pris la parole dans les médias ces dernières années. Il a finalement proposé de clore le sujet pour répondre aux questions d’un député, tout en jugeant que les éléments de contexte fournis lors des interrogations étaient trop nombreux.

