Alors que les députés s’efforcent d’éclairer les citoyens sur les scandales du moment, les journalistes de la RFM, Babacar Fall et Assane Guèye, semblent inciter les anciens dignitaires au mutisme, minimisant ainsi la quête de transparence.
C’est sur un ton théâtral et comique, pourtant adressé directement aux Sénégalais, qu’ils affichent des prises de position qui interpellent et suscitent la polémique autour des enquêtes parlementaires et de la reddition des comptes.
Sur les réseaux, leurs commentaires ont été perçus par beaucoup comme une tentative de défendre indirectement l’ancien régime et de freiner la marche des institutions vers une gestion transparente.
Pourtant, le Sénégal dispose d’un Code de transparence dans la gestion des finances publiques, encadré par la loi n° 2012-22 du 27 décembre 2012 (transposition d’une directive de l’UEMOA). Ce texte vise à garantir une gestion efficace et intègre des ressources publiques.
Il s’appuie sur des principes fondamentaux : la clarté du cadre légal, l’implication des organes délibérants, le contrôle de l’exécution budgétaire, la régularité des marchés publics et le droit à l’information des citoyens.
Matar Cissé

