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C’est un coup de maître à l’actif de la Dsc. Les policiers sont persuadés que l’individu qui est entre les mains est le fameux Kocc Barma.

Depuis 2018, le site internet connu sous les
noms de domaine seneporno.com ou babiporno.com fait l’objet d’une enquête en raison de sa responsabilité présumée dans la diffusion non autorisée de contenus à caractère intime, ainsi que dans des faits de chantage numérique à l’encontre de nombreuses victimes. A la date du 15 juillet 2025, des centaines de victimes ont été identifiées. Les infractions constatées portent sur l’atteinte à la vie privée des personnes concernées et provoquent des préjudices psychologiques significatifs.
De nombreux cas font état de conséquences graves, telles que l’humiliation publique, un climat de peur, et, dans certains cas, des idées suicidaires exprimées par les victimes.
Les investigations techniques effectuées par la Dsc, croisées avec les renseignements recueillis, ont permis d’identifier un certain El Hadj Babacar Dioum, résidant à Dakar, comme suspect principal dans le cadre de cette organisation criminelle spécialisée dans l’extorsion et lebchantage. Les éléments financiers analysés par la Dscnont révélé d’importants mouvements de fonds sur ses comptes, opérés via des canaux de paiement hautement anonymisés.
Sous l’autorité du procureur, les enquêteurs ont identifié la «cible » dans un immeuble situé aux abords du Boulevard du Président Habib Bourguiba, hautement sécurisé, équipé d’un système de vidéo surveillance, d’un gardien et d’un chien de garde. Pour éviter toute destruction de preuve par la «cible » ou par ses complices pouvant agir à distance, les éléments de la Dsc, accompagnés d’une équipe de la Bip, ont effectué, aprèsbreconnaissance, une descente dans les lieux, ce jeudi matin, avant de neutraliser El Hadj Babacar Dioum, sans incident. Dans leur premier constat, les policiers ont découvert des centaines de sextape de sénégalaises, souvent piégées, dans la machine du mis en cause.
Lors de son interrogatoire, El Hadj Babacar Dioum, tout en reconnaissant les faits en cause, a soutenu qu’il ne se‐ rait pas Kocc Barma. Problème : des preuves numériques le rattachent directement aux sites incriminés. Une affaire à suivre…
(CMG, Libération)

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