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Le pouvoir avait pourtant affiché une volonté claire de rupture. Lors de sa Déclaration de politique générale du 8 septembre, le Premier ministre Ousmane Sonko annonçait la suppression de 19 agences publiques et la fusion de sept autres pour donner naissance à trois nouvelles structures. L’objectif affiché était de rationaliser l’administration, réduire les dépenses publiques et mettre fin aux doublons et aux structures jugées peu indispensables.

Mais, à peine cette feuille de route annoncée, les décisions prises en Conseil des ministres viennent alimenter les interrogations. La vague de nominations enregistrée la semaine dernière, avec notamment une dizaine de directeurs généraux et de responsables d’agences publiques et parapubliques parmi les 87 personnes nommées, donne le sentiment d’un décalage entre le discours de rationalisation et la pratique gouvernementale. Comment justifier la nomination de responsables à la tête de structures appelées, à terme, à disparaître ou à être fusionnées ?

Le calendrier électoral bouscule la réforme

Derrière cette apparente contradiction se profile une autre échéance : la bataille politique. Les élections locales et législatives qui se profilent pourraient peser lourd dans les arbitrages du pouvoir. Après la présidentielle et les législatives, l’enjeu est désormais de transformer la victoire électorale en implantation durable dans les collectivités territoriales et dans les territoires.

Or, dans le même temps, le paysage politique connaît une recomposition accélérée. Des responsables et élus issus de l’ancien pouvoir rejoignent progressivement la mouvance présidentielle, notamment à travers Kiiraay. Ces ralliements offrent au pouvoir de nouvelles possibilités d’élargir sa base, mais créent aussi une équation délicate : comment accueillir de

✍️ Thierno Gueye

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