De quel droit devrions-nous passer par pertes et profits les rapines de certains messieurs et dames de la République de Macky Sall ? Celui-là même qui nommait et renvoyait selon ses humeurs, et mettait sous le coude des dossiers compromettants pour protéger des vampires. Suprême honneur, il avait fait ministre de la République un énergumène qu’on lui avait recommandé d’éloigner de la gestion des affaires publiques.
Les indicibles souffrances du monde rural, l’état chaotique du secteur de la santé, l’école dans des lieux qui ne devraient même pas recevoir des humains et la pauvreté galopante, entre autres fléaux, ne nous autorisent pas à nous taire. Nous devons exiger la vérité de ceux qui ont été accusés de rapine et qui semblent tirer la langue aux nouvelles autorités par leurs nombreuses sorties. Et les plus grandes gueules qui envahissent l’espace médiatique et les réseaux sociaux sont celles sur qui pèsent de grands soupçons de prévarication de nos ressources.
On nous apprend ainsi qu’entre 2013 et 2022, près de 2,7 milliards de dollars (environ 1 500 milliards de francs CFA) en or ont été exportés illégalement du Sénégal, sans aucun contrôle de l’État. Un régime dont la gouvernance a été jalonnée de scandales les plus répugnants. Au même titre que l’on réclamait 138 milliards à Karim Meissa Wade et 1, 8 milliard à Khalifa Sall et Cie, nous devons exiger toute la lumière sur l’affaire Prodac dans laquelle Mame Mbaye Niang, sorti du territoire et refugié au Maroc, est au banc des accusés, empêtré jusqu’au cou sans convaincre de son innocence.
L’ancien Directeur des Domaines, Mamour Diallo, lui aussi hors du pays, est accusé d’avoir détourné… 94 milliards de francs CFA dans le cadre d’une affaire foncière, l’intéressé que l’on n’a jamais cessé d’accuser de malversations fait le dos rond. Last but not least, le rapport du contrôle des fonds Force Covid-19 et chaque jour son lot de révélations de la gestion mafieuse de ceux qui ouvrent la gueule et qui auraient pu avoir la pudeur de la fermer en rasant les murs. Des milliards ne doivent pas se volatiliser ainsi. Tout cela fait assurément désordre. Il faudra que tout le monde rende compte et gorge.
KACCOOR BI – LE TEMOIN

