Le Collectif interministériel des agents de l’administration sénégalaise (CIAAS) salue la réintégration de neuf cadres de la SN HLM tout en appelant le gouvernement à accélérer le règlement des nombreux dossiers de licenciement encore en suspens dans les administrations et les entreprises publiques. Le collectif estime qu’un traitement rapide de ces situations contribuerait à consolider le climat social et à renforcer la dynamique du Pacte de stabilité sociale.
Le Collectif Interministériel des Agents de l’Administration Sénégalaise (CIAAS) a salué, dans un communiqué publié hier, jeudi 30 juillet, la réintégration effective de neuf cadres de la SN HLM. L’organisation attribue cette avancée à l’implication du Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lô, qu’elle remercie pour son engagement dans le règlement de ce dossier. Pour le collectif, cette décision traduit la volonté des autorités de restaurer un climat social apaisé au sein de l’administration.
Le CIAAS a également adressé ses félicitations au ministre de la Fonction publique et du Travail, Mamadou Lamine Dianté, dont il a salué l’esprit d’écoute et la disponibilité au dialogue. Selon le collectif, un dialogue social permanent, sincère et responsable demeure le meilleur levier pour parvenir à des solutions durables et prévenir les tensions entre l’État et les partenaires sociaux.
Au-delà de cette avancée, le CIAAS exhorte le gouvernement à accélérer le traitement des autres dossiers de licenciement encore en attente. Il évoque notamment les situations des agents du Port autonome de Dakar, de Dakar Dem Dikk, ainsi que du ministère des Mines et de la Géologie, dont les réintégrations sont attendues dans le cadre du Pacte de stabilité sociale.
Le collectif attire également l’attention des autorités sur plusieurs dossiers qu’il estime non couverts par ce Pacte. Il cite notamment le cas d’Alioune Sarr, agent de la Direction générale de la Réglementation et de la Construction de l’habitat, celui des huit agents licenciés du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA), celui des trente-deux agents licenciés du Programme Projets Entreprises du ministère de la Formation professionnelle, celui des anciens travailleurs de Nano Crédit, rattaché à la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ), celui des quatre-vingt-treize agents du programme CIEL du ministère de l’Emploi, ainsi que celui des travailleurs de l’AIBD affectés à l’aéroport de Matam.
Le CIAAS réclame en outre le paiement des arriérés de salaire de trente et un agents de la Direction générale de l’Urbanisme et de l’Architecture (DGUA), mis à la disposition de la SONAGED, qui attendent le versement de leurs rémunérations depuis plus d’un an.
Le collectif s’est, par ailleurs, félicité de l’annonce faite par le Premier ministre lors du Conseil des ministres concernant la publication prochaine d’une circulaire rappelant aux ministères et aux structures parapubliques l’obligation de respecter strictement la législation du travail. Dans l’attente de cette mesure, il demande la réintégration en urgence des travailleurs concernés par les différents dossiers évoqués.
En conclusion, le CIAAS estime que le règlement de ces situations permettrait de soulager de nombreuses familles affectées par les licenciements et de consolider la stabilité sociale au sein de l’administration publique. Il réaffirme sa disponibilité à poursuivre le dialogue avec les autorités afin de parvenir à des solutions concertées et durables.
JP MALOU
Sud quotidien

