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Tant attendu, l’entretien accordé au quotidien Le Soleil par le président Bassirou Diomaye Faye s’est révélé être une véritable déception. Encore une fois, le chef de l’État s’est contenté d’évoquer son enfance à Ndiaganiao, ses souvenirs sportifs et les Jeux Olympiques, passant sous silence les urgences socio-économiques du pays. Pourtant, la grève de 72 heures du Front des Syndicats et les enjeux liés à la Loi de Finances Rectificative (LFR) constituent les véritables priorités de l’heure.

En somme, cette sortie présidentielle a des airs de campagne publicitaire exclusive pour les JO. Alors que les citoyens attendaient des réponses concrètes sur la crise économique et sociale, face au Directeur du Le Soleil, le chef de l’État a préféré se confier sur son passé : « J’ai douze ans, je suis à Ndiaganiao, et il y a dans le village une petite télévision en noir et blanc devant laquelle tous les enfants s’agglutinent, assis par terre, les plus petits devant. Ce sont les Jeux de Barcelone », a-t-il raconté.

Avant d’ajouter : « Le 31 octobre, personne ne jugera le Sénégal sur ses discours. On le jugera sur le temps qu’il faut pour aller de l’aéroport à Diamniadio, sur la propreté d’une rue de la Médina, sur le sourire d’un volontaire à l’entrée d’un stade »

 Déjà au cœur de la polémique, cet entretien interroge sérieusement sur l’efficacité et le rôle des services de communication du Président, particulièrement pointés du doigt pour avoir orchestré une sortie si déconnectée dans un contexte aussi défavorable.

Matar Cissé xalaattv
 

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