À l’attention de Me Moussa Bocar Thiam et ses malhonnêtes compères.
M. Le Ministre et Compères qui invoquez la Loi et le Droit.
Vous, qui avez servi avec un zèle inébranlable le régime de Macky Sall pendant douze longues années, vous osez aujourd’hui vous poser en chantre des droits de l’homme et du droit !
C’est une indécence sans nom, un affront à la mémoire des victimes de votre Sanguinaire. Pendant que vous siégiez en haut lieu, des rapports internationaux documentaient sans relâche les abus de votre régime : tortures, exactions, vols de ressources et assassinats de civils. Le Département d’Etat Américain avait même dénoncé dans son rapport 2022(disponible sur internet), des Éxecutions Extrajudiciaires.
Où étiez-vous alors, avocat de profession et fervent défenseur du pouvoir en place ? Vous étiez celui qui justifiait l’injustifiable, qui défendait l’indéfendable, qui se faisait complice des répressions les plus sauvages.
Pendant votre mandat, le droit et la justice n’étaient que des instruments au service de l’arbitraire. Vous les sortiez de leur carcan pour légitimer les arrestations illégitimes, pour museler l’opposition, pour réprimer toute voix dissidente. Vous avez fait du droit une arme de répression et non un bouclier de protection. Le principe même de l’indépendance de la justice a été bafoué, dénoncé et piétiné. Jamais une seule enquête n’a été ouverte sur les meurtres de dizaines de civils, les arrestations arbitraires ou la mauvaise gouvernance.
Cher monsieur et compagnie, La roue tourne !
En effet, aujourd’hui, alors que la roue tourne, vous vous réveillez et découvrez soudain le « corpus juridique » que vous avez tant méprisé. Vous l’invoquez pour protéger vos intérêts et ceux de vos complices. C’est la même justice que celle que vous proclamiez « indépendante », c’est la même justice que celle qui devait agir « sans faiblesse » qui est là. Les mêmes bâtiments et palais de justice sont encore là, les mêmes magistrats et greffiers, la même police et la même gendarmerie à l’exception heureusement, de vos « marrons du feu », les malabars en « marrons-beige-Apr » et nervis encagoulés, bastonnant et tirant sur les foules de civils alors que vous exultiez de joie et de satisfactions morbides. Vos camarades promettaient, impatients, de voir « cadavré » le corps du Président Ousmane Sonko pour hériter de ses épouses, pendant qu’il gisait aux urgences de l’hôpital principal, le corps émacié de faim et de souffrances.
Qui ne se souvient du corps de Monsieur Bible Bourgi étalé de tout son long sur un brancard, extirpé de force de son lit d’hôpital, les perfusions enfouies dans ses entrailles pour répondre à la barre du tribunal en même temps que M. Abdou Karim, fils de Wade roué de coups, blessé mais digne dans la souffrance, présenté de force par vos matons aux ordres. Jamais, de mémoire de leurs médecins, on n’avait vu un tel spectacle nulle part au monde.
Vous avez eu le courage de vous asseoir sur la justice en la rendant instrumentale, hideuse, repoussante.
Alors, ayez au moins la décence de vous taire, d’assumer vos fautes passées et souffrez en silence que la justice fasse son travail, comme vous l’exigiez systématiquement de vos opposants.
Vous avez voulu que la force reste à la loi, elle y restera et s’appliquera à tous, même à vous.
C’est mon humble avis !
Buuru Seereer yii yepp
Libre penseur citoyen !

