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Installé officiellement dans ses fonctions, hier, à Diamniadio, le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a levé un coin du voile de sa feuille de route. Boubacar Camara veut faire de l’université sénégalaise un levier de développement économique et social en relevant certains défis liés aux infrastructures, au calendrier académique et à l’intégration de l’Intelligence artificielle dans le système.

RUFISQUE- C’est au cours d’une cérémonie protocolaire républicaine empreinte d’émotion, de gratitude, d’enthousiasme et de sens des responsabilités que s’est déroulée, hier, la passation de service entre le Pr Daouda Ngom et le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation entrant, Boubacar Camara. Malgré la complexité des problèmes du secteur de l’enseignement supérieur, qualifiés, parfois de « cadeau empoisonné », l’ancien secrétaire général du gouvernement se dit animé par un esprit positif. Il invite tous les acteurs (recteurs, enseignants, syndicats, étudiants, personnels de l’administration…) à travailler ensemble pour le rayonnement du secteur. Selon lui, il s’agit de poser les jalons d’une université qui prend en charge les besoins de l’économie et de la construction d’un capital humain de qualité. Pour ce faire, il insiste sur l’urgence de relever un certain nombre de défis. Boubacar Camara cite entre autres, les infrastructures, la stabilisation du calendrier universitaire, l’adéquation de la formation aux besoins économiques ainsi que l’intégration de l’intelligence artificielle dans le système. « Les partenariats entre les universités et les entreprises doivent veiller à ces paramètres », indique-t-il. Poursuivant, le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur souligne l’importance de développer la recherche scientifique afin que celle-ci soit un raccourci vers l’émergence du pays.

La vision du ministère, a-t-il indiqué, repose sur la centralité du capital humain. Selon lui, celui-ci constitue le bien le plus « précieux » de la nation. Dans ce sens, il définit l’université comme un « réservoir de connaissances » à travers la production de savoirs, la transmission des connaissances et la transformation de la société. Boubacar Camara affirme que sa mission principale sera de placer les acteurs (enseignants, étudiants, personnels) dans des conditions optimales pour remplir ces rôles. Face aux urgences multiformes, il estime « qu’il n’y a plus de temps à perdre dans des conflits stériles ». Le ministre prône un climat de travail apaisé pour permettre le bon fonctionnement de l’écosystème universitaire. Sa méthode repose sur la concertation, le dialogue, le langage de vérité, la culture du respect et une politique d’ouverture.

Prenant à son tour la parole, le Pr Daouda Ngom, tire un bilan positif de son séjour à la tête de ce département. « Je quitte le ministère avec l’espoir d’avoir accompli ma mission pendant les neuf mois que j’y ai passés », déclare-t-il. Le Pr Ngom a saisi l’occasion pour lister quelques réalisations majeures. Il cite notamment l’élaboration de la feuille de route fondée sur les conclusions de l’Agenda national de transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Antesri), le recrutement de 500 enseignants, le projet de soutien à la recherche et à l’innovation d’un montant de 2 milliards de FCfa, la politique de rationalisation des bourses visant davantage d’équité, de transparence et d’efficacité dans l’utilisation des ressources publiques, entre autres.

Mohamed DIÈNE (Correspondant)

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