Logo2samedia Corp

Les avocats de l’islamologue ont justifié son absence par son hospitalisation en Suisse. Mais un rapport d’expertise médicale rendu vendredi conclut qu’il « peut comparaître.

La justice française émet, vendredi 6 mars, un mandat d’arrêt à diffusion et à exécution immédiate contre Tariq Ramadan, absent à son procès pour viols depuis son ouverture lundi. L’islamologue de 63 ans, qui souffre d’une sclérose en plaques actuellement soignée en Suisse, est sous le coup d’un contrôle judiciaire, lui interdisant de quitter la France sans en informer la justice française. La cour criminelle départementale de Paris estime que Tariq Ramadan est absent de son procès sans excuse valable et qu’il sera jugé par défaut. La présidente a déclaré les débats ouverts, tandis que les quatre avocats de la défense se sont levés et sont partis.

Les avocats avaient évoqué au premier jour du procès lundi, pour justifier l’absence de leur client, une suspicion d’accident vasculaire cérébral et avaient produit une attestation d’hospitalisation avant de demander un renvoi de l’audience. La présidente de la cour avait estimé ne pas être en mesure de statuer sur l’état de santé de l’accusé avec ce seul document et avait donc exigé une expertise médicale de l’accusé. Le rapport, rendu vendredi par deux médecins, désignés par la justice française pour évaluer l’état de santé de l’accusé, a assuré que Tariq Ramadan « peut comparaître devant la cour criminelle départementale de Paris ».

L’islamologue suisse, jugé pour des viols sur trois femmes commis en France de 2009 à 2016, est censé comparaître jusqu’au 27 mars devant une cour composée uniquement de juges professionnels. Déjà condamné par la justice suisse pour un viol sur une autre femme, il encourt jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle et conteste les faits.

Avec AFP

editor

    Related Articles