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Le carburant augmente. La viande devient inaccessible pour beaucoup de familles. Le poisson et plusieurs produits de consommation pèsent de plus en plus lourd dans le panier de la ménagère.

Et pendant qu’on demande aux Sénégalais de comprendre les « contraintes budgétaires » et la « conjoncture internationale », l’État se bat pour préserver ses marges sur les fonds politiques et crédits spéciaux.

Voilà la contradiction !

Lorsqu’il s’agit de protéger le pouvoir d’achat, on nous explique que les caisses de l’État ont leurs limites. Mais lorsqu’il s’agit des fonds politiques, on trouve des arguments juridiques, des amendements et on évoque même la possibilité de saisir à nouveau le Conseil constitutionnel.

Sous Ousmane SONKO, la crise pétrolière existait déjà et les pressions budgétaires aussi. Pourtant, la ligne politique consistait à amortir autant que possible le choc pour les populations.

Aujourd’hui, ce sont les Sénégalais qui paient davantage.

L’austérité ne peut pas être seulement pour le peuple pendant que le sommet de l’État protège jalousement ses privilèges.

l’État choisit-il de protéger ses fonds politiques, et au détriment du peuple sénégalais qui paie les pots cassés !

Alioune Badara Mboup

editor

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