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Dans ses mémoires, Abdou Diouf confiait s’être imposé, après ses mandats à la tête du Sénégal, une règle simple : « distance et silence ». Distance, pour ne pas gêner son successeur et préserver l’intérêt supérieur de la Nation ; silence, non par indifférence mais au contraire il éprouvait une satisfaction de voir son pays progresser. Senghor avait pareillement adopté la même posture selon Diouf. Même Abdoulaye Wade, malgré son forcing pour décrocher un troisième mandat, avait fini par plier bagage le lendemain de sa défaite.

Macky, lui, fait figure d’exception. Turbulent, il affiche honteusement une attitude de saboteur. Il ne cache pas son empressement à voler la vedette à son successeur, multipliant les apparitions sur la scène internationale. L’an passé comme cette année, il s’est invité sans scrupule à l’Assemblée générale de l’ONU. Plus récemment encore, son agenda s’est étrangement superposé à celui du président Diomaye, les deux hommes se retrouvant au même moment en France. On se souvient aussi des confidences de Diomaye, révélant qu’il était bien informé des manigances de Macky Sall.

On chercherait en vain chez Macky Sall l’élégance d’un Senghor, la retenue d’un Abdou Diouf ou la dignité d’un Abdoulaye Wade.

Au lieu d’assumer le bilan de sa gouvernance entachée de violences, de tortures, de soupçons massifs de détournements, de clanisme et de népotisme, l’ancien président préfère parader dans les cérémonies, jouant à la perfection un rôle indigne et nuisible.

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