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Le directeur de la communication a procédé, ce jeudi, à la publication de la liste des médias officiellement reconnus par l’Etat. 258 entreprises de presse sont, selon les informations transmises par Habibou Dia lors de la conférence de presse, jugées conformes aux dispositions du code la presse, sur les 307 soumissionnaires. Il s’agit de 26 télévisions, 28 quotidiens, 30 radios commerciales, 102 radios communautaires, 22 web télés et 48 médias en ligne. Des médias recalés lors de la première publication ont été rétablis. On peut citer le Groupe Arc EDITIONS éditeur du quotidien SourceA, du site Actusen.sn et de la WebTv SourceAtv, de 7Tv, du Groupe D-média (Sentv, ZikFm et Tribune quotidien), du quotidien L’As, du quotidien Le Quotidien.

Un état des lieux établi auparavant par les services du Ministère avait permis de décompter 535 médias qui étaient soumissionnaires du Fonds d’appui et de développement de la presse (Fadp) « sans aucune visibilité sur le respect des dispositions légales ». D’après Habibou Dia, « pour certains médias il s’agissait juste de noms fictifs ». La répartition tirée de la dernière distribution du Fadp est étalée comme suit : 50 quotidiens déclarés, 150 sites web, 300 radios commerciales et communautaires et 35 télévisions via TNT. « Au 29 novembre, la première liste publiée a permis d’avoir 380 médias enregistrés sur la plateforme Déclaration médias Sénégal (Dms) créée par le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (Mctn). Soit un gap de 155 par rapport à ceux qui existaient déjà ». Après vérification de la commission d’examen, seuls 112, sur les 380 ont rempli les conditions requises.

S’agissant des WebTV, le directeur de la Communication souligne qu’il y a eu une méprise, car les gens pensaient à tort leur existence n’étaient pas soumises aux mêmes règles que les autres supports. Or, le Code de la presse dispose que « l’audiovisuel est défini comme toute activité de transmission de son ou d’image, peu importe la technologie utilisée ». Et, poursuit-il, internet étant une technologie comme la TNT et l’analogie, ceux qui font de l’audiovisuel via internet tombent sous le coup de l’autorisation et le régime juridique qui concerne les médias audiovisuels, la signature d’un cahier des charges et d’une convention avec l’autorité de régulation. Qui plus est, précise Habibou Dia, l’article 2 de la loi portant création du Cnra confère audit organe, toute compétence en matière audiovisuelle. « Ce qui, de facto, fait tomber les WebTV dans ce régime juridique ».

La proclamation de la première liste avait suscité des contestations de la part de médias recalés ou non encore déclarés. Un délai de 72 heures avait été accordé pour toute réclamation ou nouvelle soumission. A la suite de ce délai, 307 nouveaux médias se sont déclarés. Ce qui donne un cumul de 689 entités. L’Inspection du travail et du Conseil national de régulation des médias (Cnra) avaient été mis à contribution pour effectuer des vérifications additionnelles. Ce travail a donné lieu à la publication de la nouvelle liste de 258 médias reconnus conformes aux dispositions du Code de la presse.

Le directeur de la Communication a également évoqué le cas des cessions de fréquence. A ce sujet, il informe que le Cnra a été saisi pour apporter des clarifications nécessaires. Il en ressort que « l’article 64 en son alinéa 2 interdit toute forme de cession d’autorisation, car les fréquences et l’information sont des prérogatives exclusives de l’Etat qui les accorde à des individus ou personnes morales de droit privé spécifiquement identifiées. Si ces personnes ne sont plus en mesure d’utiliser ces fréquences, elles doivent les rendre à l’Etat. Elles n’ont pas le droit de les céder ».

Le directeur de la Communication a également mis en garde les entreprises de presse qui ne s’étaient pas conformées. « Les médias qui refusent de se conformer et qui continuent de diffuser tomberont sous le coup de la loi. Ils encourent des sanctions allant jusqu’au retrait de leurs signaux ou fréquence », a prévenu Habibou Dia.

Ndèye Aminata Sagar DIAHAM THIAM 

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