Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a répondu à une question d’un député concernant la criminalisation des délits financiers. Il a rassuré quant aux poursuites engagées contre les présumés responsables du carnage financier décrit dans le rapport de la Cour des Comptes. Ousmane Diagne a affirmé que les procédures judiciaires seraient menées à bien. Cependant, il a souligné que l’essentiel résidait dans la récupération des fonds détournés.
Il est important de dire que la justice sera saisie, des enquêtes seront ouvertes, et on s’évertuera à établir l’ampleur du mal dont on est saisi, à éclaircir ces violations des règles budgétaires et surtout cette dynamique de dissipation de nos deniers publics. On veillera à faire des investigations qui auront pour finalité non seulement de les établir de façon irréfutable au moyen de preuves intangibles, mais aussi de mettre en cause et de poursuivre toute personne qui aura eu à commettre un quelconque acte de nature à favoriser cette entreprise criminelle « , a promis le ministre de la Justice avant de rappeler que le plus important est de récupérer les montants faramineux de plusieurs centaines de milliards de francs CFA.
» Nous envisageons de mettre en branle des systèmes de règlement tels que la médiation pénale qu’il va falloir améliorer, mais encore une fois, je pense que l’action de la justice serait quelque peu vaine, si véritablement on ne parvient pas d’une façon ou d’une autre à récupérer ces importants montants qui ont été dissipés et dont le pays a le plus grand besoin . »
» Les faits relevés par la Cour des comptes sont susceptibles de revêtir des qualifications pénales parce qu’ils retraçaient de graves violations des règles budgétaires, mais surtout la dissipation d’une partie extrêmement importante et exagérée de nos deniers publics « , a-t-il accusé.

