Le secteur des motos-taxis, communément appelés « Jakarta », est confronté à une recrudescence des accidents de la circulation. Le président national des livreurs « Thiak-Thiak », Seydina Alioune Fall, a indiqué qu’au moins 12 conducteurs y perdent la vie chaque mois. Face à cette situation préoccupante, il plaide pour un assainissement du secteur et appelle à la formation des jeunes conducteurs en matière de code de la route et de sécurité routière.
Selon lui, chaque semaine, deux à trois accidents impliquant des deux-roues sont recensés. « Je confirme qu’il y a beaucoup d’accidents qui gangrènent notre secteur de Jakarta, surtout les nouveaux adeptes. Nous constatons ces derniers temps-ci une recrudescence des accidents concernant les deux-roues. Chaque semaine, nous comptons deux à trois accidents de deux-roues, soit environ 12 accidents par mois, sans compter les cas non déclarés », a-t-il alerté sur les ondes de la Rfm.
Pour le responsable, cette situation impose une réorganisation du secteur afin de limiter les risques auxquels sont exposés les conducteurs et les autres usagers de la route. Il estime notamment que la formation constitue un levier essentiel pour prévenir les accidents et responsabiliser les jeunes, notamment avec l’arrivée de nouveaux conducteurs.
« Toutes ces anomalies prouvent qu’il est urgent d’assainir et de régulariser le secteur. Il est important et impératif de donner l’opportunité aux jeunes qui s’activent dans le secteur de Jakarta de bénéficier des formations sur le code de la route et sur la prévention et la sécurité routière », a-t-il préconisé.
Au-delà de la nécessité de renforcer la réglementation, Seydina Alioune Fall interpelle directement les autorités étatiques, en particulier le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et sollicite un accompagnement des jeunes conducteurs à travers des formations professionnelles susceptibles de favoriser une meilleure organisation du secteur.
« Et je dis au Président de la République du Sénégal qu’il aide les jeunes, qu’il les aide, qu’il leur donne l’occasion de faire des formations professionnelles. Dans ce cas, on pourra avoir un secteur bien assaini, bien réglementé, bien rationalisé », plaide le président national des livreurs « Thiak-Thiak ».
Fatime Gueye

