Face aux nombreuses informations diffusées depuis la convocation de la session extraordinaire ce lundi, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a tenu, avant de clôturer le débat, à « rappeler » les règles qui encadrent le fonctionnement de l’institution, tout en rabattant le caquet aux contestataires
Selon lui, l’Assemblée nationale exerce ses missions sur la base de la Constitution, mais aussi de son règlement intérieur, consacré par la loi organique n°2025-11 du 18 août 2025.
Un texte qui, insiste-t-il, constitue la référence pour organiser les travaux parlementaires.
Le bureau peut convoquer une session extraordinaire
Ousmane Sonko a notamment répondu aux critiques contestant la compétence du bureau à convoquer une session extraordinaire. Il rappelle que l’article 7 du règlement intérieur prévoit plusieurs possibilités de convocation : décision du bureau, demande écrite de plus de la moitié des députés, décision du président de la République ou proposition du Premier ministre.
Le président de l’Assemblée, nationale Ousmane Sonko, a apporté des éclaircissements et démenti certaines informations concernant l’enquête parlementaire.
« Ce n’est pas en 15 jours que l’enquête parlementaire sera traitée », a-t-il soutenu. Il a expliqué que les commissions sont composées de 11 membres et que la loi leur accorde un délai de six mois pour entendre toutes les personnes concernées, procéder à des réquisitions et mener les investigations nécessaires. Selon lui, les commissions peuvent également organiser des auditions publiques afin de permettre à la population de mieux comprendre la manière dont les biens concernés ont été gérés.
Ousmane Sonko : « le ministre de la justice m’a répondu la semaine passée… »
« La loi dit que l’Assemblée nationale ne peut pas ouvrir une commission parlementaire sur un dossier qui est en justice », a déclaré le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, devant les députés.
Il poursuit : « Quand j’ai écrit au ministre de la Justice pour lui demander, il m’a répondu la semaine passée que, sur les cinq dossiers, aucun n’a un dossier judiciaire en cours, hormis un qui portait sur le foncier aux alentours de l’ancien aéroport de Dakar. »

