Célébrer la Tabaski, c’est aussi respecter un certain nombre de rites. Imam Makhtar Kanté rappelle les principes religieux entourant la fête du sacrifice, un évènement majeur du calendrier musulman.
La Tabaski ou Aïd el Adha en arabe est célébrée, chaque année, par les fidèles musulmans du monde entier. Cette grande fête religieuse, qui intervient deux mois dix jours après la fin du Ramadan, symbolise la soumission du prophète Abraham (Ibrahim), prêt à sacrifier son fils sur ordre d’Allah.
Cette année, elle sera célébrée le 28 mai 2026, au Sénégal, pour la majorité des musulmans. Au-delà de l’aspect festif, la Tabaski, c’est aussi un ensemble de rites à respecter avant la prière et le sacrifice. Imam Makhtar Kanté renseigne que le jour de la Tabaski, il faut d’abord et avant tout prendre un bain rituel. « La journée débute par une purification rituelle appelée en arabe «ghusl» ». Il est aussi recommandé de porter des habits propres, de préférence neufs et blancs, et de se parfumer », fait savoir le religieux. Il conseille ensuite de se rendre en famille au lieu de prière tout en prononçant les « takbirat » (les louanges à Dieu) en chemin. Mais à l’arrivée de l’imam sur le lieu de prière, les « takbirat » cessent pour laisser la place à la prière collective et au sermon.
« C’est seulement après cela que les fidèles peuvent immoler leur bête, bien que, dans certains cas, le simple retour à la maison soit suffisant pour considérer que l’imam a déjà accompli son propre sacrifice », indique-t-il. Le rituel de l’immolation Le religieux rappelle que la bête (bélier de préférence), destinée au sacrifice, doit être saine et répondre à des critères précis.
« Elle doit avoir au moins un an, ne pas être malade, aveugle, boiteuse ou trop maigre », précise-t-il. Ces conditions, souligne-t-il, garantissent la validité du sacrifice sur le plan religieux. Il ajoute que la bête ne doit pas être immolée en présence d’autres animaux vivants afin de préserver leur bien-être. Selon imam Kanté, le sacrifice doit se faire avec douceur et dans le respect de l’animal. Pour cela, il convient d’utiliser un couteau bien aiguisé et adapté. « L’animal doit être couché sur son flanc gauche et orienté vers la Qibla. Il faut ensuite l’égorger rapidement et proprement », soutient le religieux. À l’en croire, l’intention doit être claire. Car le sacrifice est accompli pour soi-même et sa famille. Avant d’égorger l’animal, le musulman doit prononcer la formule « Bismillah, Allahu Akbar ».
Au-delà des prescriptions religieuses, l’imam Makhtar Kanté insiste sur la dimension spirituelle et éthique de la Tabaski. Il souligne que chaque étape doit être marquée par la bienfaisance, la générosité et la piété, conformément aux recommandations du Prophète. Son discours vise à rappeler que cette fête symbolise le sacrifice d’Abraham, un acte de foi, d’obéissance et de gratitude envers Dieu.
Maguette Guèye DIEDHIOU

