À l’approche de janvier 2027, les opérations préparatoires des élections territoriales n’ont pas encore commencé et le décret convoquant le corps électoral n’est toujours pas publié. La lettre ouverte de Zahra Iyane Thiam intervient dans ce contexte de flou sur le scrutin et la révision des listes électorales (Rewmi).
L’ancienne ministre estime que les élections prévues par la loi doivent se tenir dans les délais. Elle rappelle que des scrutins réguliers sont nécessaires à la confiance dans les institutions et à la légitimité des autorités élues. Dans sa correspondance adressée à Bassirou Diomaye Faye, président de la République du Sénégal, Zahra Iyane Thiam évoque les articles L.269 et R.90 du Code électoral ainsi que l’article 42 de la Constitution. Selon elle, l’absence de décret ou la fixation tardive de la date pourrait neutraliser les délais prévus par la législation électorale et compliquer l’organisation du vote.
Elle cite plusieurs étapes encore nécessaires : les concertations avec les acteurs, la révision des listes, la mise à jour du fichier électoral, la fixation de la caution, le dépôt des candidatures et la préparation matérielle du scrutin. En juin 2026, le ministre de l’Intérieur Bamba Cissé avait indiqué qu’aucune date n’était annoncée et que le processus ne pouvait pas démarrer sans décret présidentiel.
La démarche intervient après la saisine de la Commission électorale nationale autonome (CENA) et du ministère de l’Intérieur par Pastef pour réclamer l’ouverture des opérations électorales. Zahra Iyane Thiam recommande à son tour au chef de l’État de demander au ministre de l’Intérieur de réunir le comité technique regroupant les acteurs du processus électoral.
Elle estime qu’une prorogation éventuelle des mandats des exécutifs locaux poserait une question institutionnelle et nécessiterait l’intervention de l’Assemblée nationale. La correspondance comporte une ampliation destinée à la CENA.

