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Dans l’affaire Tabaski Ngom, qui concerne des accusations de détournement de deniers publics et de financement occulte de campagne électorale, la chambre d’accusation financière a accordé la liberté provisoire à l’ancien ministre Moustapha Diop. Elle a ordonné la mainlevée du mandat de dépôt de Moustapha Diop et sa mise en liberté provisoire, après avoir infirmé l’ordonnance attaquée.

«La chambre (…) ordonne sa mise en liberté provisoire s’il n’est détenu pour autre cause et son placement sous contrôle judiciaire», peut-on lire dans la décision de justice. Celle-ci est cependant assortie de trois conditions majeures. Le mis en cause est assujetti à une «interdiction de quitter le territoire national sans l’autorisation préalable du juge d’instruction», à une «obligation de remettre son passeport, s’il en dispose, au Greffe du Cabinet d’instruction» et à une «obligation de se présenter audit cabinet le premier lundi ouvrable de chaque mois».

A l’origine de cette affaire, l’inspectrice du Trésor, Tabaski Ngom, en détention depuis janvier 2025, affirme avoir remis 300 millions de FCFA (issus de fonds détournés) à Moustapha Diop pour financer sa campagne lors des élections législatives de novembre 2024.  L’ex-ministre et maire de Louga, Moustapha Diop, de son côté a catégoriquement nié ces accusations devant le Pool judiciaire financier, réclamant des preuves matérielles et dénonçant des contradictions dans les montants avancés par l’accusatrice.

Même si la décision lui est favorable, Moustapha Diop pourrait toujours être maintenu en détention, en raison d’un autre dossier lié aux fonds Covid-19, où il est également poursuivi pour des faits présumés de détournement de derniers  publics.

Charles KOSSONOU

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