Selon le bilan établi par les services du ministère de l’Éducation nationale, 99 % des points du protocole d’accord dont le traitement est attendu, au plus tard la fin du mois d’octobre, ont été pris en charge. C’est ce qu’a soutenu le ministre de tutelle, Moustapha Guirassy, lors du point de presse du gouvernement.
Le ministère de l’Éducation nationale a notamment, selon Moustapha Guirassy, résolu les points essentiels du protocole d’accord signé avec les syndicats de son département.
« Selon le bilan établi par nos services, 99 % des points du protocole dont le traitement est attendu au plus tard la fin du mois d’octobre ont été pris en charge du côté du ministère de l’Éducation nationale. Naturellement, les niveaux d’exécution sont différents. Ce chiffre traduit l’importance du travail accompli. Il ne signifie pas que toutes les procédures sont définitivement achevées, mais je pense qu’on en compte aussi certaines réalités », a-t-il soutenu.
Sur ce, le ministre Guirassy a cité quelques réalisations concrètes dans le cadre de ce protocole. Il s’agit principalement des indemnités des formateurs externes des Centres régionaux de formation des personnels de l’éducation (CRFPE). À ce propos, le ministre a indiqué que celles dues au titre des années 2023 à 2025 ont été intégralement payées à titre dérogatoire.
« S’agissant des indemnités de fin d’examen, le taux de paiement dépasse déjà les 75 %, tandis que les procédures se poursuivent pour les dossiers restants. Et tout à l’heure, j’ai reçu d’ailleurs un message de mon collègue du Budget, qui me disait d’accélérer un peu la cadence, de demander aux IA de nous faire parvenir certaines informations pour que le tout puisse être absolument épargné », a-t-il ajouté.
Sur la question des indemnités de suggestion et des critères d’éligibilité à certaines classes spéciales, le ministre de l’Éducation a signalé que les commissions associant l’administration et les représentants syndicaux ont travaillé, formulé des propositions et engagé des transmissions aux institutions présentes.
Conservant les lenteurs administratives, les résultats de l’étude relative aux situations d’immatriculation des agents concernés ont aussi été partagés avec les organisations syndicales. En matière de formation, le processus de diplomation des professeurs contractuels se poursuit à la Fastef.
S’agissant justement de diplomation universelle, il convient de souligner, selon Moustapha Guirassy, que pour la première fois dans l’histoire du système éducatif du Sénégal, 6401 enseignants ont été formés.
Ils sont répartis comme suit : 4710 à la Faculté des Sciences et Technologies de l’Éducation et de la Formation (Fastef), 1450 au Centre National d’Éducation Populaire et Sportive (Cneps), 140 à l’Ecole normale supérieure d’enseignement technique et professionnel, et 100 à l’Institut National Supérieur de l’éducation populaire et du sport (INSEPS).
11 641 stagiaires enrôlés entre 2025-2026
« Cette année c’est 8421 enseignants recrutés, 4350 qui passent par le CREM, par la Fastef et l’UGB. C’est 1544, et un recrutement spécial de 2527, soit 8421, c’est quand même des efforts considérables. La session 2025-2026 enregistre, quant à elle, 11 641 stagiaires enrôlés contre seulement 800 en 2023-2024, soit des effectifs multipliés par près de 15 en deux ans », s’est réjoui le ministre Guirassy.
« Nous ne prétendons donc pas tout régler, nous disons simplement que des engagements ont été respectés et que des avancées concrètes sont aujourd’hui vérifiables. Mais l’engagement du gouvernement envers les enseignants et l’école ne se limite pas aux seules questions indemnitaires. Il concerne également l’amélioration des conditions de travail, de l’environnement scolaire, mais nous aurons l’occasion de partager ces informations avec vous », a-t-il renchéri.
Mariama DIEME

