Logo2samedia Corp

Le ministre de la Justice, Me Moussa SARR, estime que 90 % des points du protocole d’accord signé le 7 août 2025 entre l’État et les syndicats de greffiers ont été exécutés. Le reclassement des agents reste le principal point de désaccord entre les deux parties, qui disent rester ouvertes au dialogue.

Le gouvernement fait état d’avancées dans la mise en œuvre du protocole d’accord signé le 7 août 2025 avec les syndicats de greffiers SYTJUST et UNTJ. Lors d’une communication, le ministre de la Justice, Me Moussa SARR, a indiqué que près de 90 % des points de l’accord ont été exécutés, le désaccord portant essentiellement sur les modalités de reclassement des travailleurs de la justice.

Cet accord s’appuie sur le décret n° 2019-575 du 5 février 2019 portant réorganisation des corps et des carrières des travailleurs de la justice. Selon le ministre, malgré l’adoption de ce texte en 2019, sa mise en œuvre n’avait pas été engagée avant la signature du protocole en août 2025.

Parmi les mesures réalisées figure la formation de 546 travailleurs de la justice au Centre de formation judiciaire, de décembre 2025 à mai 2026. À l’issue de cette formation de six mois, les participants ont passé les évaluations et obtenu leur diplôme, a indiqué Me Moussa SARR.

Le suivi du protocole a ensuite donné lieu à plusieurs rencontres entre les ministères concernés et les organisations syndicales. Lors d’une réunion tenue le 23 juillet 2026, les parties ont notamment convenu de mettre en place un guichet unique afin de centraliser les dossiers de reclassement et d’accélérer leur traitement.

Le ministère chargé de la Fonction publique a également accepté la régularisation des avancements des travailleurs de la justice jusqu’en 2026, qu’ils soient automatiques ou au choix, selon les explications du ministre. Des simulations salariales ont par ailleurs été réalisées pour mesurer les effets du reclassement. Elles font ressortir une revalorisation significative des rémunérations, dont le montant minimal annoncé est de 200 000 francs CFA.

Le principal point de désaccord concerne toutefois la méthode de reclassement. Le ministère du Travail privilégie un reclassement sur la base de l’indice égal ou immédiatement supérieur, conformément aux règles et aux pratiques administratives. Les syndicats réclament, eux, un reclassement préservant les grades acquis.

Le gouvernement estime que cette dernière option ne repose pas sur un fondement légal et pourrait créer un précédent pour d’autres catégories de fonctionnaires. Les syndicats maintiennent néanmoins leur revendication.

Me Moussa SARR a assuré que le dialogue se poursuivait et salué l’absence de grève dans les milieux judiciaires malgré ce différend. Il a exprimé l’espoir qu’un compromis puisse être trouvé, soulignant l’ouverture des autorités à la poursuite des discussions.

C.T.N

editor

    Related Articles