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Après plus de deux ans de silence, Idrissa Seck a repris la parole ce mardi 27 octobre 2026, lors d’un point de presse tenu à Dakar. Son retour, très attendu, a immédiatement alimenté une question : l’ancien Premier ministre entend-il simplement réaffirmer sa place dans l’opposition, ou adresser un signal politique au président Bassirou Diomaye Faye, fondateur du parti Kiiraay?

Le leader de Rewmi avait disparu du débat public depuis sa défaite à la présidentielle de mars 2024, remportée par Bassirou Diomaye Faye. Sa conférence de presse, constitue donc sa première prise de parole publique d’envergure depuis cette échéance électorale. Devant la presse, Idrissa Seck a dressé un constat sévère de la situation économique, sociale et institutionnelle du Sénégal. Il a dénoncé ce qu’il appelle une « aventure populiste » et appelé à un « sursaut national pour sauver la République ».

L’ancien président du Conseil économique, social et environnemental n’a pas limité son message au pouvoir en place. Il a appelé la classe politique, la société civile, les syndicats, le secteur privé, les citoyens et la diaspora à se mobiliser pour la défense des institutions. « Nous entendons y prendre toute notre part à côté de nos partenaires du front pour la défense de la République », a-t-il déclaré, selon les comptes rendus de presse. Cette formulation suggère une volonté de construire un front d’opposition élargi, sans pour autant annoncer une alliance formelle.

« Nous entendons y prendre toute notre part à côté de nos partenaires du front pour la défense de la République », a-t-il déclaré. Cette formulation suggère une volonté de construire un front d’opposition élargi, sans pour autant annoncer une alliance formelle. Avant la rencontre, plusieurs observateurs s’interrogeaient sur une éventuelle proximité entre Idrissa Seck et le parti Kiiraay, lancé en juillet par le président Bassirou Diomaye Faye comme sa nouvelle « maison politique ». Le contexte était d’autant plus sensible que plusieurs figures politiques ont récemment rejoint Kiiraay, alimentant les débats sur les recompositions au sein de l’opposition

Le retour d’Idrissa Seck peut donc se lire de deux manières. D’un côté, il réactive une voix politique expérimentée, capable de fédérer des sensibilités diverses autour d’un discours républicain et institutionnel. De l’autre, sa critique frontale du « populisme » peut aussi être perçue comme une tentative de se démarquer à la fois de Pastef et de Kiiraay, tout en gardant une porte ouverte à d’éventuelles négociation .

En définitive, le leader du parti Rewmi, Idrissa Seck a déjoué les pronostics qui le donnaient prêt à rejoindre le parti Kiraay. E n appelant à un front national contre la dérive qu’il dénonce, il cherche à redevenir un point d’ancrage pour une opposition fragmentée, tout en évitant de s’engager immédiatement dans une alliance précise.

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